20 septembre 2021

Les violences faites aux femmes et aux filles : Handicape au développement durable

Par Elie HARINDAVYI

 

Cela a été déclaré par Martin NIVYABANDI, Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, lors du lancement officiel de la Campagne des 16 jours d’activisme contre les Violences faites aux femmes et aux filles, ce mardi, le 27 novembre 2018 au stade de Ruhehe de la Commune de Bugabira,  Province Kirundo.

Défilé des cadres du Ministère à Bugabira lors du lancement Officielle de la Campagne des 16 jours d’activisme contre les violence faites aux Femmes et aux Filles (photo par Elie HARINDAVYI)

« Tous en ensemble pour la lutte contre les violences faites aux femmes et filles » est l’un des slogans qui étaient mentionnés sur certains des banderoles portés par les défilants à ces cérémonies devant le 2ème Vice-Président de la République du Burundi, Monsieur Joseph BUTORE et les autres personnalités comme certains membres du Gouvernement, des députés et Sénateurs élus dans la province de Kirundo ainsi que les membres du corps diplomatique accrédités au Burundi.

Alain Tribert MUTABAZI, Gouverneur de Kirundo prononce son discours d’accueil (photo par Elie HARINDAVYI)

Dans son mot  d’accueil, le Gouverneur de la Province de Kirundo, Monsieur Alain Tribert MUTABAZI, a souhaité la bienvenue à tous les invités et a signalé que la paix et la sécurité règnent dans toute la province.

Il a en outre indiqué que les violences faites aux femmes et aux filles ont sensiblement diminué durant les deux ans écoulés malgré quelques cas signalés dans certaines localités.

Jennet KEM, Représentante de l’ONU femmes au Burundi prononce son discours en tant déléguée du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Burundi (Photo par Elie HARINDAVYI)

Selon Jennet KEM, Représentante de l’Onu-femmes  au Burundi, déléguée du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Burundi a indiqué que les violences faites aux femmes et aux filles sont un frein au développement.

Elle a précisé que ces violences empêchent les femmes de faire valoir pleinement leurs droits économiques, sociaux, culturels et politiques.

Madame KEM a affirmé que le système des Nations Unies reste prêt à s’investir sur tous les fronts à travers des appuis multiformes, pour accompagner la ferme volonté politique du Gouvernement du Burundi de réaliser ses engagements nationaux et internationaux, pris en faveur des femmes.

Martin NIVYABANDI, Ministre en charge du Genre prononce son discours àl’occasion du Lancement officielle de la Campagne des 16 jours d’activisme contre les Violences faites aux femmes et aux fille, à Bugabila (Photo par Elie HARINDAVYI)

Martin NIVYABANDI, Ministre Burundais ayant le genre dans ses attributions a précisé que Le thème national retenu pour cette année est : « la lutte contre les Violences Faites aux Femmes nous concerne tous ».

Il a interpelé tout un chacun de s’impliquer d’avantage pour mieux éradiquer le phénomène de violences faites aux femmes et aux filles qui handicape  le développement durable de la famille en particulier et de tout le pays en général.

Il a ajouté cette campagne constitue une occasion d’auto-évaluation pour les intervenants en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.

Il a souligné que ces genres de campagnes déjà menées ont porté du fruit notamment la réduction de ces violences avec la mise en place des Centres de Développement Familial et Communautaire (CDFC) qui  aident les familles dans le processus de développement dans toutes les provinces du pays.

 

Joseph BUTORE, 2ème Vice Président de la République Prononce un discours de circonstance à Bugabira (Photo par Elie HARINDAVYI)

Dans son discours de circonstance, Joseph BUTORE, 2ème Vice-président de la République du Burundi a indique que le choix de la commune Bugabira pour abriter le lancement de la campagne des 16 jours d’activismes contres les violences faites aux femmes et aux filles a été motivé par le fait que la province de Kirundo vient en 3ème position après les provinces de Gitega et Muyinga.

Il a rappelé que la loi du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre autorise chaque citoyen à dénoncer les auteurs de ces violences.

Vue partielle des participants au lancement de la Campagne des 16 jours d’activisme contre les violence faites aux femmes et aux filles (photo par Elie HARINDAVYI)

Il a en outre demandé au Ministre en charge des droits humains ainsi que les acteurs en matière de lutte contre les violences basées sur le Genre, de  pouvoir identifier les associations ou les individus qui auront contribué positivement dans la lutte contre ce fléau, pour être primés publiquement à l’occasion de la prochaine célébration du lancement de la prochaine campagne.

Signalons que le Gouvernement Burundais a déjà mis en place un centre intégré pour la prise en charge des victimes des VBG (Centre HUMURA) à Gitega  et trois autres Centres Spécialisés pour la lutte contre les VBG à Kakamba, Cibitoke et Muyinga sans oublier ceux des privé comme Centre Seruka et Nturengaho de la Mairi de Bujumbura.

 

Elie HARINDAVYI

Le Coordonnateur de la Cellule de Communication et d'Information du Ministère des Droits de la Personne Humaines, des Affaires Sociales et du Genre

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