23 octobre 2021

Un appel de retour aux réfugiés burundais en Tanzanie: un miroir des leaders femmes rapatriées de Kayogoro

Les femmes rapatriés de Makamba ont dénoncé les problèmes liés aux vies quotidiennes et au rapatriement volontaire de réfugiés burundais vivant aux camps des réfugiés en Tanzanie lors des échanges organisés par le Ministère en charge du genre dans le cadre de la Journée Portes-ouvertes sur la Résolution 1325 des Nations Unies à Kayogoyo, ce mardi le 30 octobre 2018. 

Les femmes rapatriées lancé un appel de retour au réfugiés qui sont encore en Tanzanie (Photo par Elie HARINDAVYI)

300 femmes rapatries volontairement des camps de Mutenderi et Nduta en Tanzanie ont été rassemblées pour partager leurs expériences de la vie menée aux camps de réfugiés et leurs sentiments vis-à-vis du retour et de la cohabitation pacifique de leurs voisins.

Elles ont indiqué que les réfugiés ont la volonté de regagner leur pays natal mais qu’ils sont bloqués par les organisations qui œuvrent pour les réfugiés ne facilitent pas l’enregistrement et le retour rapide des refugiés.

Prenant la parole, Le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, Martin NIVYABANDI leur a informé que personne ne peut avoir de toute la liberté étant aux camps de réfugiés.

Martin NIVYABANDI, Ministre burundais en ayant le genre dans ses attribution lance un appel de rapatriement volontaire au Refugiés burundais (Photo par Elie HARINDAVYI)

Il leurs a dit que nulle part, on ait libre que de vivre dans un pays natal.

Il a invité ces femmes rapatriées d’être de bons leaders de la communauté où elles habitent en servant de beaux exemples autres.

Il leur a demandé de se regroupé en association pour que les Gouvernement puisse les soutenir dans des activités génératrice de revenus.

Le Ministre NIVYABANDI a insisté sur un message à donner à leurs frères et sœurs qui sont encore aux camps des réfugiés en Tanzanie de regagner le Burundi, leur pays natal.

Gad NIYUKURI, Gouverneur de Makamba lors de son discours d’accueil à Kayogoro (Photo par Elie HARINDAVYI)

« Un pécheur ne peut prier à Dieu en faveur d’un autre pécheur à moins qu’il se repentisse et se convertisse d’abord» dit-il.

« De même un réfugies ne peut sensibiliser le retour volontaire aux autre alors qu’on est encore dans une même situation de réfugiée », ajoute – t- il.

C’est dans ce cadre qu’il a interpellé les femmes rapatriées à jouer un grand rôle pour sensibiliser le retour volontaire des réfugiés qui sont encore en Tanzanie car la paix et la sécurité règnent au Burundi.  

La Représentante de ONU Femmes au Burundi lors de son discours à Kayogoro (photo par Elie HARINDAVYI)

Le Ministre en charge du genre a aussi lancé un appel vibrant envers les organisations des nations unies qui œuvre aux camps de refugies de facilite le retour volontaires se basant sur des témoignages de ce femmes rapatriées.

Selon le Gouverneur de Makamba Gad NIYUKURI, les rapatriés de cette province ont trouvé leurs biens en sécurité  étant donné que la paix et la sécurité règnent dans toute la province.

Il a ajouté que la sécurité alimentaire est aussi bonne car 1kg de farine de manioc coûte 250fbu et celle de maïs 450fbu à Kayogoro.

Martin NIVYABANDI, Ministre en charge des droits humains et Felix NGENDABANYIKWA, Secrétaire Permanent dans ce Ministère remettent les le kit aux femmes rapatriées de Kayogoro lors de la Journée portes ouvertes (Photo par Elie HARINDAVYI)

En outre, la représentante de l’ONU femmes au Burundi a signalé être émue d’entendre les femmes battantes pour faire avancer le pays.

Elle a promis que l’ONU femmes tient en compte toutes les préoccupations dénoncées par ces femmes et que l’année prochaine, il y aura l’évaluation de l’état d’avancement de leur situation socioéconomique.

Signalons que la clôture des activités de cette journée a été marquée par distribution des vivres et non vivres composé du riz, des haricots et du kit de dignité aux 300 femmes rapatries choisies à Kayogoro. 

 

Elie HARINDAVYI

Elie HARINDAVYI

Le Coordonnateur de la Cellule de Communication et d'Information du Ministère des Droits de la Personne Humaines, des Affaires Sociales et du Genre

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