26 septembre 2022

VALIDATION NATIONALE DE LA NOUVELLE STRATEGIE DE REINTEGRATION DES SINISTRES AU BURUNDI

« La recherche de solutions durables et la création de conditions favorisant celles-ci relèvent en premier lieu de la responsabilité du Gouvernement ».

C’est un message de l’Hon. Imelde SABUSHIMIKE, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre Lors de l’ouverture de l’atelier de validation de la stratégie nationale de réintégration des sinistrés au Burundi tenu à Gitega ce mardi le 30 aout 2022.

Hon. Imelde SABUSHIMIKE, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre (photo par Elie HARINDAVYI)

Elle a indiqué que les personnes bénéficiaires doivent notamment pouvoir participer à la mise œuvre des solutions durables, par des consultations et une implication directe et que c’est en adoptant cette forme indispensable de mise en œuvre que le processus de réintégration socio-économique des personnes sinistrées au Burundi sera effectif, efficace, efficient et produira des effets escomptés pour une réintégration socio-économique digne et durable au sein d’une société burundaise paisible et prospère.

L’Hon. Imelde SABUSHIMIKE a d’abord rappelé aux participants que dans quelques années antérieures le Burundi a connu une situation socioéconomique en peu précaire, à l’instar de celle des autres pays d’Afrique subsaharienne.

Elle a dit qu’elle est toujours tributaire des différentes crises sociopolitiques que le pays a connues depuis des dizaines d’années, des effets néfastes des changements climatiques, et des pandémies comme le VIH SIDA et le COVID 19.

Elle a signalé que les conséquences fâcheuses qui en ont découlé se manifestent principalement par la détérioration des conditions de vie, ainsi que la faible capacité d’adaptation et de résilience de ces populations, en cause les aléas climatiques chroniques et récurrents, les mouvements des populations et leurs déplacements prolongés dans un contexte de faible résistance due à la pauvreté généralisée.

Les participants (photo par Elie HARINDAVYI)

Dans ce genre de situations, la Ministre Imelde SABUSHIMIKE a dit que les populations les plus vulnérables sont les plus exposées à ces effets, raison pour laquelle le Gouvernent du Burundi avait décidé, en 2016, de réviser la Stratégie Nationale de Réintégration Socio-économique des Personnes affectées par le conflit qu’il avait adopté au mois de février 2010.

En effet, selon Imelde SABUSHIMIKE, l’évaluation de sa mise en œuvre avait conclu sur le constat amer notamment de l’insuffisance des données sur la situation socioéconomique réelle des personnes retournées.

Bien plus, elle a ajouté que l’année 2015, caractérisée par une crise socio-politique, a provoqué des mouvements de réfugiés vers les pays voisins et l’augmentation des personnes déplacées internes et c’est pourquoi, au début de cette année-là, le Gouvernement de la République du BURUNDI, sur la base des résultats de cette évaluation et sur recommandation des Nations Unies et de ses agences comme le HCR, le PNUD et l’UNICEF, ont proposé de réviser ladite Stratégie pour redéfinir une nouvelle approche plus pertinente et plus proches de la réalité sur terrain.

Les participants (photo par Elie HARINDAVYI)

Aussi elle a rappelé qu’un document contenant de nouvelles orientations pour une meilleure planification des objectifs à atteindre dans la prise en charge des personnes sinistrées devrait être élaboré et la mise en œuvre des actions prévues devrait également s’étendre sur une même période de cinq années, de 2017 à 2021.

Mais, elle a Malheureusement indiqué que l’évaluation de la mise en œuvre du plan stratégique effectuée au mois de décembre 2021 ont montré que des objectifs n’ont pas été atteint.

Les participants (photo par Elie HARINDAVYI)

En effet, bien que diverses parties prenantes ont été présentes sur terrain avec réalisations remarquable des actions spécifiques, l’Hon. Imelde SABUSHIMIKE a précisé que l’absence d’un financement conséquent et d’un système clair de suivi-évaluation a rendu difficile la collecte de toutes les informations relatives à sa mise en œuvre et que leurs interventions étaient beaucoup plus centrées sur l’humanitaire que sur la réintégration durable des personnes sinistrées.

« C’est sur la base des recommandations formulées après l’évaluation, que la Stratégie quinquennale de 2022-2026 nouvelle génération, a été conçue pour répondre aux questionnements soulevés », a-t-elle ajouté.

L’Hon. Imelde SABUSHIMIKE a clarifié que cette Nouvelle Stratégie, Nouvelle génération met, dans ses axes d’intervention, un accent particulier sur deux principes fondamentaux à savoir : les principes de « Solutions durables » et de « Transversalité »

Elle a dit qu’Il s’agit de garantir aux personnes sinistrées des réponses adaptées au contexte du pays et alignées sur le respect des droits de l’homme car n’ayant plus besoin ni d’aide, ni de protection spécifique liées à leur déplacement, elles jouissent en même temps pleinement de leurs droits sans aucune discrimination pour quelque raison que ce soit.

Les participants (photo par Elie HARINDAVYI)

Elle a aussi rappelé aux participants qu’au mois de février 2022, on avait organisé une activité semblable à celle-ci où tous les participants avaient eu l’occasion de s’exprimer sur le contenu du document présenté par le consultant dans le cadre de la validation technique de ce document et il a été validé sous réserves des uns et des autres avec formulation des recommandations à l’endroit du Consultant et du Ministère en charge de la réintégration des sinistrés.

Elle a dit son Ministère mis en place une équipe restreinte pour accompagner le facilitateur dans cette tâche d’intégration dans le document des recommandations et observations émises lors de cet atelier.

Elle indiqué que la mise en œuvre efficace du présent plan stratégique pour cinq ans appelle au développement d’un plan d’action annuel et que ce plan sera développé chaque année, tout en prenant en compte, non seulement les activités programmées pour l’année, mais aussi celles non exécutées ou celles dont l’exécution a été retardée dans les calendriers antérieurs.

Elle a ajouté que sur base des réalisations et autres réalités du moment, un ajustement du plan stratégique est possible à tout moment, pourvu qu’il soit participatif.

Les participants (photo par Elie HARINDAVYI)

Madame Imelde SABUSHIMIKE a invité tous chers intervenants d’élaborer, chacun selon son domaine d’intervention, un plans d’action à présenter pour la mise en commun et à faire preuve de responsabilité afin que le document final validé après les échanges, soit le résultat d’un consensus de tous les acteurs qu’ils sont.

Elle a finalement leur demandé de vérifier si les actions inscrites dans leurs plans d’action et stratégies sectorielles cadrent bien avec la réintégration socioéconomique des personnes sinistrées et que le rôle des uns et des autres apparaissent clairement dans le document de ladite stratégie.

Elle a enfin remercié les partenaires de coopération particulièrement au PNUD qui a financé le processus d’actualisation de ce document et au secrétariat régional sur les solutions durables qui a facilité deux séances de travail., qui par leurs appuis multiformes, soutiennent le ministère dans le processus de réintégration des sinistrés.

NININAHAZWE Samuel, Conseiller socioculturel du Gouverneur de Gitega (photo par elie HARINDAVYI)

NININAHAZWE Samuel, le Conseiller socioculturel du Gouverneur de Gitega qui a prononcé son mot d’accueil, a apprécié la tenue de de cet atelier dans la province de Gitega, capital politique du Burundi, la province où la population est à l’œuvre pour des diverses activités génératrices de revenus.

Il a dit que la province de Gitega a bien compris le processus de réintégration des sinistrés car avec la mise en œuvre de la Journée dédiée à la Solidarité Locale, des ex-mendiants de ka rue ont été regroupé où ils ont bénéficié des petits capitaux pour des activités génératrices de revenus.

Il a indiqué que les meilleurs habitude d’entraides mutuelles se sont manifesté depuis des années parmi nos grands-pères, et que nous devons suivre ce bon modèle de nos ancêtres.

Il a profité de cette occasion pour féliciter le Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre pour avoir été le premier avec 100% des réalisations au niveau du Gouvernement de la République du Burundi et lui a souhaité de garder la même place.

signalons que ladite stratégie de réintégration socioéconomique des sinistre a une dure de cinq de 2022 à 2026.

 

Elie HARINDAVYI

Le Coordonnateur de la Cellule de Communication et d'Information du Ministère des Droits de la Personne Humaines, des Affaires Sociales et du Genre

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