23 avril 2024

Une délégation Burundaise, avec à la tête, Honorable Imelde Sabushimike, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, a participé à la 68è Session de la commission de la Condition de la Femme

Chaque année, il est organisé une Session de la Commission de la Condition de la Femme aux Etats Unis d’Amérique. Lors de cette session, les gouvernements, les organisations de la société civile, des experts et les militants du monde entier se réunissent pour échanger et arrêter des stratégies qui pourront aider à mettre fin à la pauvreté des femmes et faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes.
Cette année, une délégation Burundaise, avec à la tête, Honorable Imelde Sabushimike, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, a participé à la 68è Session de cette commission qui s’est tenue à New York du 11 au 22 mars 2024, sous le thème prioritaire : « Accélérer la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles en s’attaquant à la pauvreté et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes ».
La Cheffe de la délégation Burundaise a eu l’occasion de présenter la déclaration du Burundi à la 68ème session de la Commission de la Condition de la femme lors des discussions générales.
Dans sa déclaration, la Ministre a apprécié hautement le choix pertinent de ce thème d’autant plus qu’en renforçant le financement des initiatives innovantes de lutte contre la pauvreté, dans la perspective genre, développés par des mécanismes institutionnels appropriés constitue le moteur de l’atteinte de l’égalité de genre et l’autonomisation de la femme.
Elle a indiqué que le financement des institutions œuvrant pour l’égalité de genre et l’autonomisation de la femme dans différents pays du monde reste insuffisant, ce qui influe négativement sur les conditions de vie des femmes.
Selon la Ministre, s’attaquer à la pauvreté suppose l’augmentation de la production. « Les femmes sont les piliers du développement » a-t-elle ajouté.
Elle a mentionné qu’il est donc crucial que les nations discutent de cette question importante dans un cadre comme celui de cette session en vue de fixer les voies et moyens pour accélérer la lutte contre la pauvreté en renforçant les institutions et les financements dans une perspective genre. Cela suppose la mise en jeux de différents aspects notamment ; le cadre légal favorable à l’égalité de genre dans tous les domaines, les mécanismes de financements appropriés, la résilience aux changements climatiques, la promotion de la paix et la sécurité, la protection sociale, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’accès égal aux opportunités, l’engagement des hommes en faveur de la promotion de l’égalité des droits, les mécanismes de financement, etc.
Hon. Imelde Sabushimike a souligné que le Burundi a fait des avancées significatives dans la promotion et l’autonomisation de la femme et de la fille et a réitéré l’engagement du Burundi à poursuivre ses efforts visant l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes pour faire face aux différents défis.
En marge de la 68è Session de la Commission de la Condition de la Femme, la Ministre ayant le genre dans ses attributions s’est entretenue avec S.E Baatyrova Gulnara, Ministre du Travail, des Affaires sociales et Migration du #Kyrgyzstan sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.
Elle a rencontré S.E Vindyha PERSAUD, Ministre des Services Humains et Sécurité Sociale de la République de Guyane, elles ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale.
Il y’a eu également une rencontre bilatérale entre Hon. Imelde Sabushimike et Madame Valérie Huber, Présidente de l’institut de santé des femmes. Elles ont mené des échanges fructueux sur l’importance d’investir en la santé de la femme pour atteindre une meilleure autonomisation.
Elle a aussi participé à la réunion des Ministres du Genre de l’Union Africaine. Les discussions ont porté sur l’évolution des négociations des conclusions de la CSW68 selon la position africaine commune adoptée en novembre 2023.
La cheffe de la délégation burundaise à cette session a fait une intervention lors d’une table ronde Ministérielle sur les bonnes pratiques pour renforcer les institutions et maximiser le financement afin de parvenir à l’égalité de genre et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles.
Au cours de cette session, il a été organisé par la délégation burundaise, un événement parallèle à New York, sous le thème : Lutte contre la pauvreté, protection et autonomisation des femmes et des filles. La délégation burundaise a eu l’occasion de partager l’expérience burundaise en matière d’autonomisation de la femme et de la fille (BIDF, BIJE, FILETs SOCIAUX, etc.), il y a eu la convergence de vues avec les participants sur « la famille », l’encouragement du Burundi pour sa politique fondée sur le respect de sa culture et ses traditions par rapport à la famille.
La cheffe de délégation burundaise a participé aussi à la réunion de consultation des Ministres du genre africain avec ONufemmes. Les échanges ont porté sur les réalités africaines autour du thème prioritaire.
Toujours en marge de cette session, la Ministre a profité de cette occasion pour rendre visite à une fillette burundaise adoptée à New York, ce qui manifeste un esprit patriotique au cœur des prestations du Ministère ayant le genre dans ses attributions.