26 septembre 2022

Félix NGENDABANYIKWA invite les responsible des organisations humanitaires œuvrant au Burundi à participer dans la journée de la Solidarité Locale

« Vous devriez aussi participer à la journée de la Solidarité Locale car vous logez dans une colline du pays la population contribue pour l’aide au vulnérables de la localité ».

Monsieur Felix NGENDABANYIKWA, Secrétaire Permanent au Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Per-sonne Humaine et du Genre (Photo par Elie HARINDAVYI)

C’est un message lancé par Monsieur Felix NGENDABANYIKWA, Secrétaire Permanent au Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre lors de cérémonies de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire célébrées à Bujumbura ce 19 aout 2022.

Felix NGENDABANYIKWA a remercié les participants pour avoir répondu présent à l’invitation de ladite journée, ce qui marque selon lui un signe très éloquent aux efforts qui sont en train d’être menés par le Gouvernement du Burundi, « Etat laborieux-Etat Responsable » en vue de lutter contre la pauvreté en général et faire face au changement climatique et à la prévention et gestion des catastrophes en particulier.

Il leur a souhaité une très bonne Journée Mondiale dédiée à l’aide humanitaire.

Il a commencé par le rappel de la genèse du mouvement de déplacement de la population Burundaise pour des raisons diverses, qui sont liées aux phénomènes naturelles et/ ou à la conjoncture socio-politique.

 

A ce titre, il a indiqué que des crises socio-politiques répétitives et des catastrophes naturelles liées aux aléas climatiques notamment les inondations, les glissements de terrain ont été à la source des déplacements de la population à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

« Par ailleurs, le déplacement de la population lié aux crises alimentaires a été faiblement observé dans le pays ». A-t- martelé.

Felix NGENDABANYIKWA a dit que depuis 2014, le pays fait face à des catastrophes naturelles qui ont endeuillé la nation et qui ont poussé les gens à se déplacer : les uns vivent aujourd’hui dans les sites de déplacés tandis que les autres se trouvent dans les familles d’accueil.

Il a dit que les Les catastrophes plus récentes sont celles qui ont eu  lieux dans les communes de Mugina de la Province Cibitoke, Mutimbuzi de la province de Bujumbura, Ntahangwa de la Mairie de Bujumbura, Nyanza-Lac de Makamba, KABEZI, Muhuta, Bugarama et Rumonge de la province Rumonge, ce qui a causé des inondations dans les littorales du lac Tanganyika provocant des déplacements des milliers de populations vers des zones présentant moins de risques.

 

Face à de telles situations, il a indiqué que c’est du devoir de l’Etat et de ses partenaires d’assister ces déplacés internes en termes de réponses d’urgence à leurs problèmes mais aussi dans la recherche de solutions durables dont le retour et la réintégration communautaire dans leurs milieux d’origine.

« Cette réintégration est d’autant difficile lorsque ces personnes déplacées Internes viennent de passer une longue période dans leurs lieux de déplacement », a-t-il ajouté.

Il a précisé que le Gouvernement du Burundi reconnait les efforts consentis par l’ensemble de la communauté humanitaire pour apporter de l’assistance humanitaire diverse à chaque fois qu’elle a été sollicité en vue de soulager les souffrances et défis de la population mondiale en général et à la population burundaise en détresse en particulier.

Selon les chiffres du profilage des Personnes Déplacés Interne (PDIs) à cause des catastrophes naturelles liées aux inondations suite à la montée des eaux du lac Tanganyika et de la rivière Rusizi, dans les provinces de Bujumbura-Mairie-Rumonge-Makamba, un total de 22 715 personnes réparties dans 4975 ménages ont été enregistrées. A dit monsieur Félix NGENDABANYIKWA.

    

Les participants (Photo par Elie HARINDAVYI)

En 2020-2022, il a rappelé au participants que Gatumba a connu de fortes inondations, déplaçant des milliers des personnes et que c’est alors que les acteurs humanitaires, en appui au Gouvernement, ont apporté une assistance vitale aux populations affectées et déplacées.

Il ajouté que Cette assistance a permis les personnes sinistrées à retourner à leurs domiciles après les inondations, ou leur relocalisation pour d’autres.

Au cours de cette période, Felix NGENDABANYIKWA a dit que la communauté humanitaire s’est levée comme un seule homme pour venir en aide à la population victime de ces inondations, chacun dans son domaine d’intervention et le Gouvernement du Burundi reconnait les aptitudes et les compétences qui les caractérisées toujours pour répondre aux besoins de la population nécessiteuse.

Au nom du Gouvernement du Burundi, à travers le Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, Felix NGENDABANYIKWA a saisi cette occasion pour remercier tout le monde des appuis multiformes apporté au Gouvernent du Burundi en général et à son peuple en particulier disant en l’adage kirundi : « umugenzi umubonera mu magorwa » pour dire que « Le meilleur ami est celui qui intervient quand vous êtes dans une situation problématique.

Les participants (Photo par Elie HARINDAVYI)

En passant, Il a indiqué aux participants quelques actions entreprises en collaboration avec les partenaires pour venir en aide aux victimes.

En vue de mettre fin à cette situation de déplacement des ménages vivant dans les sites, il a dit que le Ministère en collaboration avec ses partenaires a mis en place une approche de solutions durables qui s’articule autour de 3 actions suivantes :

  • L’assistance au retour volontaire des ménages qui étaient des locataires des maisons au moment des inondations/glissements moyennant les frais de location des maisons pour une période de 3 mois à 6 mois ;
  • L’assistance (vivres, non vivres, logements semi permanents/maisons définitives, activités génératrices de revenus) à la relocation/réinstallation des ménages anciens propriétaires des maisons/parcelles mais qui sont dans l’impossibilité totale d’y retourner (glissements de terrains, zone inondable devenue inhabitable) ;
  • L’assistance (vivres, non vivres, logements semi permanents/maisons définitives, activités génératrices de revenus) au retour volontaire des ménages propriétaires des maisons/parcelles situées sur les collines d’origine qui ne présentent plus de danger soit d’inondations soit de glissements.

Il a ajouté qu’avec ces options, des actions de solutions durables ont été entreprises par le Ministère avec l’appui des partenaires :

  • Avec l’appui de l’OIM, sur Fonds CERF, 1600 ménages des sites de Kigaramango, Sobel et Mafubo ont reçu les frais de locations pendant 3 mois en 2021. 1196 ont été assistés par OIM et 404 ménages par le Ministère.
  • Avant 2021, d’autres ménages avaient déjà la même assistance, c’étaient des ménages victimes des inondations de Gatunguru, ceux des sites de Cashi, Gitaza , Mushasasha I et II.
  • Depuis 2017, 384 ménages des sites de Cashi et Gitaza (134 ménages) des communes Muhuta et Bugarama de la province Rumonge ainsi que le site de Nyempundu (250 ménages) de la commune Mugina , provnce Cibitoke ont été relocalisés/réinstallées.
  • 134 ménages des sites de cashi et Gitaza ont té réinstallés dans la commune de Rumonge, zone Kigwena, dans le Village Rural intégré (VRI) de Mayengo, et 40 ménages des vulnérables choisis dans la Communauté d’accueil, dont sont retournés sur les collines ou ils ont trouvé des parcelles ailleurs.
  • 250 ménages de Mugina ont été réinstallés dans le VRI de Nyempundu de la même commune.
  • Depuis 2017, 329 ménages ont été assistés dans le cadre du retour et de la réintégration durable dans leurs communautés d’origine.

Il n’a pas manqué à souligner d’également des autres appuis multiples composés par des vivres et non vivres, et d’autres services complémentaires de protection délivrés par des intervenants distincts suivant leurs domaines d’intervention au Burundi

Les participants (Photo par Elie HARINDAVYI)

Monsieur Felix NGENDABANYIKWA a dit que la journée mondiale de l’aide humanitaire est un rappel que le travail des humanitaires est avant tout un travail de collaboration entre de nombreux acteurs, que ce soit les autorités, les personnes vulnérables elles-mêmes, les bailleurs de fonds, les ONGS nationales et internationales, les Nations Unies, etc. Tout cela constitue un village où chaque membre est nécessaire pour répondre aux besoins humanitaires sur le court terme, mais également avec une vision vers de développement durable.

Il a dit que ces différentes interventions s’inscrivent dans le cadre du Programme National de Consolidation de la Paix, stabilité sociale et promotion de la croissance économique (PNCP-SS-PCE) qui vise à répondre à l’impact des changements climatiques sur les personnes les plus vulnérables y compris les personnes déplacées, les rapatriés, les femmes et les filles, et l’importance de mettre en place des programmes pour soutenir ces personnes affectées. Parallèlement, au niveau du Gouvernement, il a expliqué que l’outil de planification qui est le PND 2018 – 2027 vise pour sa part à renforcer les mesures d’adaptation aux changements climatiques avec pour objectif de promouvoir un développement résiliant face à ses effets néfastes mais aussi à améliorer l’aménagement du territoire.

Selon Felix NGENDABANYIKWA, le Burundi, est aujourd’hui parmi les 20 pays du monde les plus affectées par les effets des changements climatiques.

il a précisé que cette situation réduit la résilience des communautés et impacte les efforts de développement du Gouvernement dans certaines zones et que les différentes catastrophes naturelles auxquelles le Burundi font régulièrement face, sont liées aux changements climatiques, et que ces derniers constituent la principale cause des besoins humanitaires qu’ observe au Burundi.

 Il a ainsi déclaré que la célébration donc de cette journée venait à point nommé au moment où la communauté internationale est sous les menaces de changements climatiques et des conflits armés qui sont les premiers responsables qui poussent les populations à se déplacer créant ainsi les besoins en aide humanitaire que se soit en vivres et non vivres.

Monsieur Felix NGENDABANYIKWA a indiqué qu’au Burundi, cette journée dédiée à l’aide humanitaire est pour nous une occasion de s’auto-évaluer pour voir si les engagements des uns et des autres en matière de mise en œuvre des outils de planification ci-haut annoncés ont été observés en vue de relever les défis.

Il a fait un clin-d’oël aux partenaires que Lors des opérations d’apporter de l’aide humanitaire, on ne peut pas dire que tout est rose, certaines organisations n’ont pas répondu à temps réel aux sollicitations du Gouvernement, d’autres agissent sans se soucier des priorités du Gouvernement et des besoins réels de la population tandis que d’autres mènent des interventions louables certes mais qui ne sont pas coordonnées.

A cet effet, il a lancé un appel vibrant à tous les partenaires qui étaient présents qu’ils doivent s’acheminer tous ensemble pour un but commun qui est par conséquent un honneur d’honorer les missions de leurs organisations respectives. « Nous vous invitons alors à toujours collaborer avec les structures   Gouvernementales, en reconnaissant que nous tous nous avons un seul objectif d’aider les personnes les plus vulnérables ». A-t- martelé.

Felix NGENDABANYIKWA a dit que la célébration de cette journée arrive au moment où plusieurs milliers des burundais sont dans le besoins d’une aide humanitaire, en citant entre autres, les déplacés de Gatumba, les déplacés de Rumonge, les personnes rapatriées qui sont principalement dans les provinces de Makamba, Ruyigi, Cankuzo, Muyinga et Kirundo.

Visite des expositions (Photo par Elie HARINDAVYI)

A travers ce discours il a invité les participants à mettre dans leurs plans d’actions des priorités nécessaires pouvant aider ces personnes à se réintégrer durablement dans la communauté et à collaborer plus avec les Ministères concernés suivant les secteurs de leurs interventions.

Il a terminé son discours en remerciant toute la communauté humanitaire au Burundi qui continue à œuvrer pour les communautés sinistrées et les populations les plus vulnérables ainsi que le Chef du Bureau OCHA qui a facilité la célébration de cette journée ainsi que les acteurs multilatéraux qui étaient présent.

Mme Noroarisoa Rakotomalala-Rakotondrandria, Cheffe de Bureau, de OCHA au Burundi (Photo par Elie HARINDAVYI)

Mme Noroarisoa Rakotomalala-Rakotondrandria, Cheffe de Bureau, de OCHA UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs au Burundi, a indiqué qu’en ce jour célébrant les actions salvatrices de travailleurs humanitaires infatigables, remercie les donateurs, qui soutiennent en permanence les humanitaires pour mener à bien ces opérations essentielles dans le monde, et aussi au Burundi.

Elle a dit qu’à ce jour, le Plan de réponse humanitaire 2022 pour le Burundi, d’un montant de 182 millions de dollars, n’est financé qu’à hauteur de 13,5 % mais, qu’elle continue de faire appel à tous les donateurs pour permettre aux humanitaires d’atteindre toutes les personnes ciblées par l’aide au Burundi.

L’exposition au Centre d’information des Nation Unies (Photo par Elie HARINDAVYI)

Du 19 au 26 août, Mme Noroarisoa Rakotomalala a dit qu’une exposition au Centre d’information des Nations Unies à Bujumbura présente des profils de travailleurs humanitaires et qu’elle est ouverte au public et donne un aperçu des différents professionnels et membres de la communauté nécessaire qui assistent les personnes les plus vulnérables. Elle a ainsi dit que c’est l’occasion de montrer qu’il faut un village pour fournir de l’aide humanitaire.

Coordonnateur résident du Systeme des Nations Uniespar intérim Dr. Richmond Tiemoko (Photo par Elie HARINDAVYI)

Le Coordonnateur Résident par intérim Dr. Richmond Tiemoko a dit que “la Journée mondiale de l’aide humanitaire est une opportunité de souligner l’efficacité et les effets positifs du travail humanitaire, et de féliciter les gens qui travaillent ensemble pour alléger les souffrances des personnes vulnérables et leur apporter de l’espoir. »

Il a indiqué que pour célébrer la Journée, le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que “Très loin des projecteurs, les humanitaires travaillent sans relâche pour faire de notre planète un monde meilleur. Envers et contre tout, souvent au péril de leur vie, les humanitaires apaisent les souffrances dans les conditions les plus dangereuses qui soient. En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, nous rendons hommage aux travailleurs et travailleuses humanitaires œuvrant partout dans le monde. Nous louons leur dévouement et leur courage et saluons la mémoire de celles et ceux qui ont perdu la vie au service de cette noble cause. Ces femmes et ces hommes représentent ce que l’humanité a de meilleur.”

Signalons que journée arrive treize ans après la première célébration de ladite Journée où la communauté humanitaire mondiale fait face aux conséquences d’une super crise.

L’addition dévastatrice des conflits, de l’urgence climatique, de la géopolitique, de la pandémie, de la pauvreté et d’une guerre a augmenté le nombre de personnes dans le besoin d’aide humanitaire à un niveau record de 303 millions d’êtres humains selon le communiqué de presse des Systèmes des Nations Unies relatif à la célébration de la Journée Mondiale de l’Aide H

Elie HARINDAVYI

Le Coordonnateur de la Cellule de Communication et d'Information du Ministère des Droits de la Personne Humaines, des Affaires Sociales et du Genre

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