CELEBRATION DE LA JOURNEE DEDIEE AU PEUPLE AUTOCHTONES (BATWA) AU BURUNDI

 La Journée internationale des populations autochtones est une journée internationale créée en 1994 par l’ONU et fixée au 9 août. Au Burundi, cette journée est aussi célébrée chaque année.  Pour cette année, La célébration de cette journée a été reportée au 24 aout 2018. La célébration officielle a été faite en commune de NYABIRABA en province de Bujumbura, avec la présence du Ministre en charge des droits  humains, l’administration provinciale et communale, les honorable parlementaires, le Représentant de la Banque Mondiale, La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, les acteurs protecteurs des droits humains ainsi qu’une multitude des personnes de l’Ethnie Twa représentant le peuple autochtones au Burundi.

Les activités de la journée se sont déroules dans la salle de la commune Nyabiraba. Les Batwa qui ont participés dans ces  cérémonies provenaient des communes Nyabiraba et Mukike.

Des danses traditionnelles de cette catégorie de personnes ont agrémenté la salle en attendant  l’arrivée des hautes personnalités qui rehaussaient les activités de la journée. Après l’installation du Ministre et ses compagnons, une prière faite par le modérateur qui est de l’ethnie twa, et le chant de l’hymne Nationale ont débuté  les activités. Ensuite,  le modérateur a énoncé le programme des activités de la journée. Il a invité un groupe des danseuses batwa de la commune NYABIRABA avant le discours d’accueil du représentant du Gouverneur. Dans son discours d’accueil, le Conseiller Principal du Gouverneur de Bujumbura a précisé que la paix et la sécurité règnent dans toute la province de Bujumbura. Il a souhaité le bienvenu et un bon séjour malgré la pluie qui tombait toute cette journée. Il ajouté qu’au point de vue social et politique, la communauté batwa n’est pas discriminée dans aucune activité de la vie nationale. Il a suggéré que la construction des villages propre aux batwa n’est pas à encourager pour que certains d’entre-deux ne se sentent pas discriminés.

Cependant, le Représentant Légal de l’UNIPROBA Monsieur NENGO Emmanuel qui a prononcé un discours des peuples autochtones, a remercié les hautes personnalités qui ont répondus présent à l’invitation de ces cérémonies. Il a rappelle l’origine de la célébration de la journée dédiée au peuples autochtones dont les batwa au Burundi. La naissance de l’UNIPROBA en 1999 et son agrément en 2003, a abouti à la résolution de certains problèmes auxquels la majorité de la communauté batwa se heurtaient. Certains de ces problèmes sont liés aux terres cultivables, à la scolarisation, à l’Ubugererwa, la non-participation aux instances de prise de décision, etc.  Il remercie d’une façon exceptionnelle le Gouvernement du Burundi pour pas mal de famille batwa qui ont bénéficiés des maisons, des lopins de terres et  des tôles. Il a salué  la décision du Gouvernement Burundais de les considérer  dans des textes législatifs pour la participation des batwa dans les instances de prise de décision,  l’enregistrement  des mariages au niveau de l’Etat Civil, ainsi que  la scolarisation des enfants batwa. A la fin de son discours, Il a interpellé toute la communauté batwa d’envoyer les enfants à l’âge de scolarisation aux écoles car c’est la seule source du savoir, pilier du développement durable.

Dans son discours de circonstance, le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre Monsieur Martin NIVYABANDI, qui a représenté le Gouvernement  du Burundi dans ces cérémonies, à remercie le Tout-Puissant en disant que même la pluie de cette journée signifie la bénédiction du Seigneur.

Selon lui, sa participation vient de sa promesse du début de la préparation de la célébration de cette journée « Hagusezerana ntushitse wotuma ureka kugira ico usezeranye», a-t-il dit. Etant donné que la communauté batwa ne se mêlait pas en mariage avec les hutu ou tutsi, le Ministre a invité les jeunes hommes hutu ou tutsi à marier les jeunes filles de la communauté et vice-versa.

Le Ministre a rappelé que le Gouvernement du Burundi a mis en avant la considération de la communauté batwa en donnant un exemple de leur participation dans les instances de prise de décisions et  dans des différents projets tels que MERANKABANDI où chaque famille reçoit quarante mille franc burundais tout le deux mois en vue d’appuyer leurs activités génératrices de revenus.

Il a accepté que le Gouvernement du Burundi via le ministère en charge des affaires sociales puisse accompagner ceux qui ne seront pas  capables de régulariser leur mariage. C’est à ce moment qu’il a découragé des unions libres et ou concubinages  qui se manifestent parmi quelques familles de la communauté batwa.

Martin NIVYABANDI, Ministre burundais en charge des droits humains donne des cahiers aux élèves des familles batwa (Photo par Elie HARINDAVYI)

Cependant, le ministre Martin NIVYABANDI les a invité à éduquer (éducation formelle) leur enfants, à pratiquer l’agriculture et l’élevage, adhérer dans des associations afin d’aboutir ensemble à un développement durable.

Il a recommandé la Direction Générale  en charge de la Réintégration des Sinistrés à considérer le batwa sans terre durant la mise en œuvre de la stratégie de réintégration des sinistrés déjà mis en place.

A la fin, il remercier en particulier les administratifs et les partenaires en générale comme le FNUAP, l’UNICEF, le PNUP…qui appuient le Pays dans divers activités de développement communautaire.

« Les questions des batwa, peuple autochtones au Burundi, sont liées à la pauvreté », Souligne-t-il. Pour cette raison,  il a donné la parole au Représentant de la banque Mondiale pour en dire un mot. Prenant la parole, Ce dernier a promis que la banque Mondiale va continuer à donner son soutien dans le but de l’éradication de la pauvreté comme d’habitude.

Il a donné des conseils aux batwa d’être toujours unie en vue de bien réussir dans leur planification. Que les leaders batwa qui sont développés puissent appuyer les confrères qui ne le sont pas.  Il a octroyé des cahiers pour des élèves et du riz pour des familles a raison de cinq kilos par ménage et 10 par élève.

Elie HARINDAVYI

 

 

 

 

 

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